Alors, quel est le point commun entre le film Predator et cette série de photos d'Helene Schmitz ? L'un comme l'autre génère la même impression d'enfermement dans une jungle inhospitalière. Contrairement au film, Helene Schmitz photographie un huis clos sans monstre sanguinaire.

Helene Schmitz 2010 >

Sur les traces d'un botaniste suédois du XVIIIe s. au Surinam, elle s'est rendue dans la forêt vierge. Elle ne photographie pas la jungle mais ce que les hommes y ont laissé pour protéger les papillons. Les enclos géants et verdis ont résisté au temps, on a vraiment l'impression d'être emprisonné. La jungle est dense, massive et infranchissable. Ironie du sort, certaines plantes ont utilisé ces abris pour s'y développer à l'abri des autres !

Helene Schmitz doit avoir une passion pour cette nature hostile. Au sous-sol, elle nous présente une série de portraits de plantes carnivores réalisée pour la revue National Geographic. C'est joli, bien photographié. Les couleurs sont un peu saturées, comme dans les magazines de mode.

Drosera stolonifera - carnivores - Helene Schmitz 2009 >

Galerie Maria Lund
www.marialund.com
48 rue de Turenne
75003 Paris
tél. : 01 42 76 00 33
Ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h
Métro : Bastille / St Paul / Chemin Vert

 

Site Helene Schmitz
www.heleneschmitz.se