Nous avons poursuivi et avons découvert des dessins minimalistes, tous réalisés au crayon de bois – technique que j’apprécie également beaucoup. J’aime percevoir le geste de la main dans le tracé, le grain du papier sous le crayon, la façon dont l’artiste crée ses nuances de gris et son noir, dont il garde le blanc du papier en réserve. Le travail de Lucie Chaumont m’a séduite et surprise. Ma préférence s’est portée sur un dessin représentant une carte côtière et une nappe de pétrole. La manière dont Lucie Chaumont a produit le noir du pétrole m’a particulièrement plu. Un minimum de moyens pour un résultat d’une grande précision.

Le travail de Lucie Chaumont m’a aussi touché par les sujets qu’elle a choisis de traiter. Elle nous interroge sur l’économie (« La bourse ou la pluie » ou « Milliards »), sur l’environnement et la pollution (« iceberg ») en utilisant des signes qui nous sont tellement familiers qu’ils semblent insignifiants. Elle détourne ainsi des pictogrammes et des schémas pour développer son propre langage et jouer avec les mots. Un travail personnel, drôle et touchant.


Lucie Chaumont, Nappe de pétrole, 2010 >
Galerie Eva Hober
www.evahober.com
9 rue des Arquebusiers
75003 Paris
Ouvert de 11h à 19h
Tél. : +33 1 48 04 78 68
Métro : Saint Sébastien Froissart - Bastille