En entrant, sur la gauche, c'était un peu l'allée des artistes. On y a vu trois photographies illustrant des pochettes d'albums : Sonic Nurse de Sonic Youth, par Richard Prince, chez Mark Borghi, le dernier album de Bashung à la galerie Vu' et enfin Jim Morrisson à la galerie de l'instant. A croire que l'exposition Vinyl qu'a consacré la Maison rouge aux pochettes de disques à créer une mode.

Sur l'allée centrale, nous avons retrouvé Jean Brolly qui, une fois de plus, avait un très beau stand : des peintures de Adam Adach et Mathieu Cherkit côtoyaient les portraits noir et blanc d'Adama Kouyaté, photographe malien.

La Havane, Melting Point # 2, Gijon buiding / C-print sur diasec / 185 x 195 cm >

Les galeries Nathalie Obadia et Daniel Templon se faisaient face. Nathalie Obadia avait adopté l'option pop, avec un accrochage très coloré, comportant notamment une toile de Shirley Jaffe de sa période 1968 / 1970 - celle exposée pendant la FIAC, plus magistrale, a été vendue à un musée -, et deux pièces en crochet de Joana Vasconcelos, tandis que Daniel Templon affichait un accrochage plus sobre avec, entre autres, des bâtiments évanescents de Philippe Cognée et des peintures de Jean-Michel Alberola.

Un peu plus loin, la galerie Polaris exposait les immenses photographies couleurs de Stéphane Couturier sur la Havane et l'usine Toyota, dont une avait été déjà présentée à la galerie Les filles du Calvaire cet hiver, dans le cadre du prix Pictet 2011.

Frédéric Bruly Bouabré, Les liens sacré du mariage, 2010-2011, extrait d'une série de 180 dessins - 14,3 x 10,7 cm chacun >

La galerie belge J. Bastien Art nous a permis de revoir pour notre plus grand plaisir des dessins de Gaston Chaissac.


Notre coup de cœur ? Le stand de la galerie Afriques d'André Magnin qui présentait des photos africaines des années 50 / 60, dont le magnifique autoportrait de Seydou Keita ci-dessus, une très belle sculpture de John Goba et l'impressionnante série de dessins de Frédéric Bruly Bouabre sur les liens sacrés du mariage. La scénographie de l'espace était très soignée, les murs rose et vert invitant avec douceur le public à déambuler parmi ces œuvres.