A travers cette exposition, Stéphane Corréard souhaite nous faire perdre pied, comme le fait Alain Bashung dans la chanson qui a donné son titre à l'exposition, "légère éclaircie". Il la conçoit comme une expérience de mort imminente, assimilant le fond de la galerie plus étroit au tunnel qui nous mènerait à la mort.

Dans la vitrine, le gisant de Tarik Essalhi... la souffrance comme prémices à la mort ? Peut-être. En tout cas, c'est un gisant qu'on n'oublie pas. Légèrement plus petit qu'un homme, l'homme entravé en béton semble résigné sur son sort, le ventre relâché, la tête posée sur le sol.

Tarik Essalhi >

Au fond de la salle, on aperçoit les dessins colorés et chamarés de Quartier Général et de Carine Brancowitz. Oscillant entre l'Afrique et les ghettos américains, les deux soeurs de Quartier Général esquissent aux feutres des portraits de rappeurs qu'elles ont encadré de tissu wax, choisi pour ses motifs graphiques. Avec les dessins au bic de Carine Brancowitz, on est plongé dans une ambiance jet set à la française. C'est un peu le phoenix de l'exposition.

WHITE PROJECT
www.whiteproject.fr
24 rue Saint Claude
75003 Paris