La Galerie Zürcher a consacré son stand exclusivement à Marc Desgrandchamps, déjà exposé au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Dans son Musée imaginaire, Catherine Millet avait elle aussi choisi de présenter quelques dessins de Marc Desgrandchamps, deux portraits et deux paysages, tous semblaient être des études pour ses tableaux. Ils en avaient la magie.

Tim Plamper, The Set #2, 2012 >

Un peu plus loin, Suzanne Tarasieve présentait la série the Set de Tim Plamper, artiste allemand qui s'est spécialisé dans le dessin. Comme Robert Longo, il possède une maîtrise parfaite du dessin à la mine, mais il s'en démarque en mettant son art au service d'un dynamitage en règle de celui-ci. En 2009, dans la revue Particules, Thibaut de Ruyter nous expliquait que Tim Plamper se situait dans la lignée de l'esprit Punk . Depuis, il a visiblement rencontré la cold wave et son esthétique géométrique et conceptuelle. En effet, les portraits exposés ici sont légèrement déformés par l'ajout de triangles qui couvrent les yeux ou agrandissent une partie du front.

La galerie Vidal Saint-Phalle exposait de très grand collages de l'américain Lance Letscher ainsi que des œuvres sur papier de l'Allemand Pius Fox. C'est un tableau de Joseph Hart qui a finalement retenu notre attention.

"Suicide à 100 balles", un très beau dessin de Eric Dietman, méritait de faire un détour sur le stand de Claudine Papillon.

Joao Vilhena, Vues hystéréoscopiques, 2011 >

Quand à Alberta Pane, elle présentait Vues hystéréoscopiques, un très grand dessin de Joao Vilhena tout à fait suggestif, qui se joue des images stéréoscopiques, ainsi que les feuilles en fax de Marie Denis.

La galerie Martel nous a également attiré : nous y avons admiré quelques planches de la bande dessinée Les amateurs (que nous recommandons chaudement) de Brecht Evens. La particularité de ce dessinateur belge est de réaliser ses albums à l'aquarelle : exit donc les contours des dessins au trait noir et la mise en couleur. Ses planches évoquent davantage des fresques très colorées que les cases d'une bande dessinée.

Enfin, l'une des découvertes de ce salon est sans nul doute l'artiste grecque Nina Papaconstantinou représentée par la Galerie Elika d'Athènes. La finesse de son dessin laisse apparaître en filigrane une figure. De loin, on aperçoit des dessins fouillis en forme de patatoïde, en se rapprochant le sujet apparaît plus précisément. Sa série de compositions bleues est dans un style plus abstrait.

Brecht Evens, Les amateurs >