Harumi Nakashima
Par Connie le lundi 21 novembre 2011, 23:36 - Galeries - Lien permanent
Galerie NeC, Nilsson et Chiglien, du 14 octobre au 26 novembre 2011

Harumi Nakashima, Form-1102: Twisting, Multiplying.
Porcelaine, 63 x 71 x 44cm, Courtesy galerie Nilsson et Chiglien.
Photo: Harumi Nakashima >
"Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous" chantait Gainsbourg. Harumi Nakashima compose lui des sculptures en porcelaine qui révèlent des trous, des interstices. Ses pièces aux formes arrondies, blanches à pois bleus ou gris, sont incroyables : elles évoquent à la fois le mou et le dur, le plein et le vide. Ondulations, torsions, contractions.
Dans l'entrée à gauche, une pièce exprime particulièrement l'idée d'enveloppe, de peau, avec un envers couvert de points gris et un endroit couvert de points bleus. A droite, trois pièces présentent elles une forte protubérance. Les suivantes évoquent des coquillages dont la coquille serait composée de bulles ou de perles. Au milieu, une pièce aux rebords épais se distingue par sa stature plus massive.
Toutes ces pièces ont en commun une légèreté et une fragilité qui interdisent de s'enrouler et de se lover autour d'elles. Pourtant l'envie est bien là : caresser ces formes surprenantes, cette surface lisse au relief bombé, souligné par l'agencement si particulier des points de papier de soie. Tel un joailler, l'artiste japonais a choisi la place, la taille et la couleur de chaque pastille avec minutie. Il suggère ainsi un mouvement.

Tony Cragg, Chromosome 5, 2009, Aquarelle sur papier, 63 x 77 cm >
Captivés, on tournoie autour, on parcourt l'intérieur, on tend l'oreille. Les yeux glissent et se perdent dans les cavités. On se souvient des aquarelles monochromes de Tony Cragg exposées à la galerie Taddeus Roppac. On pense aussi aux environnements à pois de Yayoi Kusama. En quittant la galerie Nec, la rue paraît bien terne. Fermez les yeux, la poésie de Harumi Nakashima vous accompagne.