Paris Photo
Par Connie le lundi 14 novembre 2011, 22:26 - Galeries - Lien permanent
Grand Palais, du 9 au 13 novembre 2011
Alison Rossiter, 2010 >
Le Grand Palais, un lieu dédié à l'art contemporain ? Après la FIAC, avant
Art Paris, et en attendant un nouvel opus de Monumenta, Paris Photo investit la
célèbre verrière. Cette année, le salon de la photographie offre davantage de
diversité que la FIAC
2011. Il rassemble à la fois des blockbusters, telles Gagosian ou Pace, et
des galeries plus petites, dont certaines du troisième ! Laissons de côté la
thématique africaine, qui a permis à certains d'exposer des tirages récents des
portraitistes Malick Sidibé et Seydou Keita, pour observer de plus près les
vraies surprises de cette foire.

Monique Jacot, Zèbres du cirque Knie, 1989 >
Le Musée de l'Élysée, basé à Lausanne, dispose d’une très belle collection
de photographies. Parmi ses dernières acquisitions présentées à Paris Photo,
nous avons admiré les zèbres du cirque Knie de Monique Jacot. Une photo
magnifique, d'une taille remarquable pour un polaroïd.
Chez Laurent Godin, ce sont les photographies de broussailles de Gérard
Tranquandi qui nous ont plu. On se souvient des huiles sur papier qu'il avait
présentées en début d'année. Là, l’artiste adopte le même format et fait preuve
du même sens de l'abstraction, mais en photographie. On espère en voir plus
prochainement.
Didier Ben Loulou >
L'autre révélation du salon ? Les petites photos de Didier Ben Loulou
exposées par la galerie Anne de Villepoix. Dans un format intimiste (15x15),
l'artiste franco-israélien a photographié les détails de son immersion parmi
les Falashas : un col de tee-shirt, des pieds nus poudrés, des scarifications
sur une joue. L'usage du tirage Fresson apporte une sensualité et un ton
particulier. Le point de vue décalé et les pigments des couleurs suggèrent un
hors champ lointain et énigmatique.
Un peu plus loin, la galerie Les filles du Calvaire présentait des photos de
Thibault Cuisset et d'Antoine d'Agata. Au triptyque syrien de Thibault Cuisset
répondaient la fébrilité et la folie des photographies d'Antoine d'Agata.

Alison Rossiter, 2010 >
Enfin, la grosse surprise est venue sans conteste de la galerie new yorkaise Yossi Milo qui consacre un mur entier aux photographies noir et blanc de Alison Rossiter. Cette photographe travaille à partir de papiers photographiques périmés de longue date - 50 ans minimum. Elle les développe et révèle avec poésie la trace du temps : des formes géométriques et abstraites noires apparaissent sur du papier blanc, jauni sur le pourtour. Tout simplement magique.
